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jeudi 7 mars 2013

Jean Painlevé - Transition de phase dans les cristaux liquides

Les Cristaux liquides (dont le titre complet est en fait Transition de phase dans les cristaux liquides) est un film abstrait français réalisé par Jean Painlevé en 1978.



Très académique et rigoureux, comme à l'accoutumé avec Jean Painlevé, Transition de phase dans les cristaux liquides s'ouvre sur plusieurs slides, expliquant la façon dont certains liquides, observés à travers un microscope polarisant, peuvent cristalliser en une multitude de structures de formes et de couleurs différentes en fonction des conditions physiques appliquées (température, pression).

S'en suivent des images d'une infinie beauté, avec des textures complexes et bariolées évoluant rapidement. La croissance cristalline vue ainsi à une échelle microscopique est un un véritable feux-d'artifice peint aux couleurs de l'arc-en-ciel. Jean Painlevé trouve la quintessence de la beauté dans l'imagerie scientifique, préfigurant ainsi les futurs efforts de Godfrey Reggio sur Naqoyqatsi. On retrouve d'ailleurs l'absence totale de commentaires qui caractérise par la suite la Trilogie des Qatsi.

Ces images sont en fait là pour illustrer la musique de François de Roubaix, connu pour son amour des sonorités nouvelles (c'était un fervent défenseur du synthétiseur). Savante et étrange, le score s'accorde à la perfection avec l'évolution complexe de ces cristaux liquides, évolution chaotiques et pourtant régie par de savantes équations.

Techniquement, le film est toujours d'actualité. De plus, l'utilisation de cristaux liquides s'est même généralisée depuis 1978 avec leur emploi systématique dans des millions d'écrans.

Si vous aimez les kaléidoscopes et la microscopie optique, vous adorerez Les Cristaux liquides. Sinon, du long de ses 7 minutes, ce court-métrage vous permettra de découvrir le talent de François de Roubaix. 



vendredi 29 juin 2012

TOM WESSELMANN EXPOSITION


Du 26 avril au 30 juin 2012





La Galerie Pascal Lansberg a sélectionné des oeuvres emblématiques reflétant les différentes évolutions de Tom Wesselmann.

Nous vous invitons à découvrir notre catalogue en cliquant sur ce lien :


http://issuu.com/galerie-pascal-lansberg/docs/wesselmann


Infos :

Galerie Pascal Lansberg36 rue de Seine Paris 6°

Début : 27 avril 2012
Fin : 30 juin, 2012

jeudi 22 septembre 2011

Edvard Munch, L'Oeil moderne /////////////////////////

 Le Centre Pompidou présente « Edvard Munch, l'oeil moderne », un ensemble inédit en France d'environ quatre-vingts peintures, trente oeuvres sur papier, cinquante photographies et un film. Éclairant l'oeuvre du célèbre peintre norvégien (1853-1944) sous un jour nouveau, cette exposition montre combien la curiosité de l'artiste pour toutes les formes de représentation de son époque a nourri son inspiration et son travail. Son expérience de la photographie, du cinéma, ses lectures de la presse illustrée ou encore ses travaux pour le théâtre ont profondément influencé une oeuvre dont l'exposition dévoile la fulgurante modernité.

Ce film est une production DACA Centre Pompidou / Let's Pix

Retrouvez l'événement sur le site internet du Centre Pompidou : Edvard Munch

Présentation de l'exposition,
par Angela Lampe et Clément Chéroux, conservateurs au musée national d'art moderne.

Edvard Munch est parfois considéré comme un artiste du 19e siècle, un peintre symboliste ou pré-expressionniste. Une idée reçue en fait aussi un artiste reclus, en proie à de violentes angoisses, dépressif, une âme tourmentée. L'exposition montre, à rebours de cette mythologie, que Munch était ouvert aux débats esthétiques de son temps, et qu'il a entretenu un dialogue constant avec les formes de représentation les plus contemporaines : la photographie,
le cinéma et le théâtre de son époque. Il ira jusqu'à faire lui-même l'expérience de la photographie et du film, osant des autoportraits qu'il est sans doute le premier à avoir réalisés, à bout portant, en tenant l'appareil d'une main : « J'ai beaucoup appris de la photographie, déclare-t-il. J'ai une vieille boîte avec laquelle j'ai pris d'innombrables photos de moi-même. Cela donne souvent d'étonnants résultats. Un jour lorsque je serai vieux, et n'aurai rien d'autre de mieux à faire que d'écrire mon autobiographie, alors tous mes autoportraits ressortiront au grand jour. » (Edvard Munch, interviewé par Hans Tørsleff, 1930)

Munch était pleinement « moderne », c'est la thèse que défend cette exposition que lui consacre le Centre Pompidou, avec cent quarante oeuvres, dont une soixantaine de peintures, cinquante photographies en tirages d'époque, des oeuvres sur papier, des films et l'une des rares sculptures de l'artiste. À travers neuf thèmes, elle présente un ensemble comme il a rarement été
possible d'en voir, associé à ses expérimentations photographiques et filmiques. Visite en neuf points :

REPRISES
Variantes, copies, autant de termes qui pointent un aspect essentiel dans l'oeuvre de Munch, c'est-à-dire la répétition d'un même motif. Décontextualisé, il s'apparente alors à un signe autonome. Il existe, par exemple, sept versions des Jeunes Filles sur le pont, sans compter les adaptations graphiques. Quelques chefs-d'oeuvre de sa période symboliste dialoguent aussi avec leurs reprises tardives, peintes souvent dans un style plus expressif où le contour se dissout et où la couleur s'intensifie.

PHOTOGRAPHIES
Comme les peintres Pierre Bonnard et Édouard Vuillard, Edvard Munch fait partie d'une génération qui, au tout début du 20e siècle, s'empare de la photographie, en amateur. Sa pratique photographique est centrée sur l'autoportrait. En dehors de quelques images d'espaces liées à ses souvenirs, l'artiste se photographie principalement pour se dévisager. Ses autoportraits photographiques trouvent ici leur vraie valeur, celle d'expérimentations visuelles.

L'ESPACE OPTIQUE
Munch traite de l'espace de façon très singulière : il fait souvent référence, dans son utilisation de premiers plans proéminents ou de lignes diagonales très prononcées, aux nouvelles technologies visuelles comme la photographie en relief ou le cinéma, dans leur capacité à produire des images qui sortent de l'écran pour avancer vers le spectateur.

EN SCÈNE
Depuis ses premiers portraits en pied, Munch s'intéresse à la frontalité des modèles qui posent comme des statues, dans une attitude hiératique et figée. Inspiré par les innovations de Max Reinhardt, fondateur des Berliner Kammerspiele, le peintre accentue sa façon d'inclure le spectateur dans l'espace du tableau. La série La Chambre verte, conçue comme une boîte
ouverte, en témoigne. Munch ne reste pas insensible aux nouveaux effets visuels introduits par l'éclairage électrique sur les scènes des théâtres.

REMÉMORATION
La reprise de certains motifs, resserrée sur une période très courte, touche parfois pour Edvard Munch à l'obsession. La première sensation vécue s'imprime sur la rétine comme une image indélébile qui hante l'artiste. Il s'agit en l'occurrence de la rencontre avec le modèle Rosa Meissner en 1907 qui, sous les traits d'une Femme en larmes, apparaît sur une photographie et de nombreuses peintures, dessins, gravures et lithographies. Le peintre lui dédie même une de ses rares sculptures en bronze. Munch cherche à se rapprocher de son souvenir de toutes les façons possibles.

DÉMATÉRIALISATION
La dualité entre matérialité et immatérialité, une oscillation entre présence et effacement constitue un autre thème central dans l'oeuvre d'Edvard Munch. À l'instar de ses photographies, plusieurs de ses peintures les plus importantes, comme Le Soleil et La Nuit étoilée, jouent sur des phénomènes de transparence où la matière se mue en une présence fantomatique et éphémère. De la même manière, la surimpression de motifs peints évoque avec leur effet « bougé » les expérimentations sur Celluloïd, par la photographie et par le film. La dissolution des formes progresse sur certaines toiles, annonçant le tachisme d'après-guerre.

FILM
Lors de l'été 1927, peu après l'acquisition à Paris d'une caméra amateur et d'un projecteur, Munch filme à Dresde, Oslo et Aker. On retrouve, dans ces quatre courtes séquences, son intérêt pour la ville et sa circulation autant que pour les paysages, les portraits de ses proches et même l'autoportrait. Il adopte pour ces images un mode filmique très « gestuel », à l'opposé de l'immobilité préconisée dans la photographie amateur, en suivant des objets mobiles ou
en réalisant des panoramiques urbains. Ses films s'apparentent davantage à des notes visuelles.

LE MONDE RÉEL
Edvard Munch n'est pas uniquement le peintre de l'angoisse intérieure. Grand lecteur de la presse nationale et internationale, il était aussi inscrit dans l'actualité de son temps et tourné vers l'extérieur. Une grande part de son oeuvre s'appuie sur les motifs croqués sur le vif. Beaucoup de
ses tableaux sont inspirés de scènes saisies dans la rue, d'incidents rapportés par la presse ou la radio. Il raconte des histoires en séquences, un mode très moderne qui n'est pas étranger au traitement du fait divers.

LE REGARD RETOURNÉ
Depuis ses premières années jusqu'à ses dernières oeuvres, l'artiste n'a cessé de scruter son propre visage, d'observer les effets du passage du temps sur son corps et ses sens à travers ses autoportraits. Dans les années 1930, lorsqu'il est atteint d'une maladie de l'oeil – une hémorragie provoque une brusque perte de vision à droite – il peint et note au jour le jour les effets de cette dégénérescence. Sa dernière oeuvre – présentée dans l'exposition – est un autoportrait.

Edvard Munch - La femme/L'amour






















Yayoi Kusama, artiste japonaise

Yayoi Kusama est une légende vivante de l’avant-garde internationale qui a évité les catégorisations de l’art moderne. Son oeuvre couvre toute la gamme de chefs-d’œuvre jusqu’à la création de produits issus de la culture pop, Sa carrière protéiforme s’étend sur plus de soixante ans.
La notoriété de Yayoi Kusama s’est faite lorsqu’elle l’a présenté Narcisse Garden – une installation sculpturale de centaines de boules miroir – à la 33e Biennale de Venise en 1966 comme un événement voyous sur les pelouses du pavillon italien. Vêtu d’un kimono traditionnel japonais, elle a vendu les boules miroir pour 1200 lires chacune, attirant l’attention sur les réalités commerciales de l’art ignoré dans le cadre d’un festival international. Plusieurs années après, Yayoi Kusama produit Narcisse Garden en dix exemplaires de dimensions variables.
Reach Up en forme de potiron (2010) est un autre miroir, en fonte d’aluminium poli brillant et percée de trous pour révéler un intérieur vermillon, Reach Up est installé dans un environnement adapté monochrome parsemée de miroirs convexes de tailles différentes, de sorte que la sculpture et de l’environnement se réfléchissent sans cesse et se multiplier les uns les autres.
De même, Yayoi Kusama réalise une série d’installation dynamique Dots Obsession, peinture méditation sur l’infini et le vide.

Biographie réduite de Yayoi Kusama 

Yayoi Kusama est né en 1929 au Japon, il vit et travaille à Tokyo. Elle a fait l’objet de nombreuses grandes expositions internationales, comme à New York, Los Angeles et Tokyo en 98, une tournée en France, au Danemark et en Corée (2001-2002), à Tokyo entre 2004 et 2005, à Rotterdam en 2008 …

Une grande rétrospective sera ouverte à la Reina Sofia, à Madrid le 10 mai 2011, puis au Centre Pompidou, Paris, à la Tate Modern, Londres et au Whitney Museum of American Art, New York jusqu’en 2012.




mercredi 30 mars 2011

Richard Prince /////////////////

Richard Prince. American Prayer

du 29 mars 2011 au 26 juin 2011 François-Mitterrand / Grande Galerie 

Après Jan Fabre au Louvre et Jeff Koons à Versailles, la Bibliothèque nationale de France joue à son tour la carte contemporaine en accueillant dans ses murs Richard Prince. Artiste américain de réputation internationale, particulièrement célèbre pour ses photographies de cow-boys des campagnes publicitaires Marlboro ou pour sa série de toiles de « nurses », il est l’artiste qui raconte le mieux l’Amérique fin de siècle.
La Bibliothèque nationale de France accueille sa première exposition monographique à Paris et pour cet événement l’invite à s’approprier les collections historiques de la Bibliothèque, en champion de l’ « appropriation art » qu’il est.
L’exposition Richard Prince. American Prayer (en référence à la poésie de Jim Morrison) montrera un aspect inédit de l’artiste : un fervent bibliophile et collectionneur de la culture pop et des contre-cultures américaines des années 1950 à 1980, qui sont autant d’inspiration pour son oeuvre de photographe et de peintre. Sur fond de musique de Jimi Hendrix, de Jim Morrison, de Bob Dylan et du Velvet Underground, et avec la complicité du scénographe David Adjaye, Richard Prince nous fait voyager dans une Amérique qui se joue de ses mythes dans une succession de mises en scène beat, hippie et punk.
En dialogue avec une sélection de livres rares, de manuscrits de Rimbaud, Céline, Cocteau et Genet, de magazines underground européens, de livres populaires puisés dans les collections de la BnF, sur lesquels Richard Prince projette d’intervenir, l’artiste dévoile pour la première fois quelques-uns des trésors de sa bibliothèque personnelle : des documents des principales figures de la « beat generation », comme un exemplaire annoté par William Burroughs du Festin Nu ou le rouleau manuscrit de Big sur de Jack Kerouac, sa collection de « pulp fiction » autour du personnage érotique et troublant de l’infirmière, ou sa collection des éditions de Lolita de Nabokov en une vingtaine de langues. Tableaux, dessins, photographies, livres d’artistes, manuscrits et objets illustrent son univers personnel entre culture savante et culture populaire, entre Amérique et Europe, selon une démarche artistique originale. L’exposition se conclut par une salle de lecture tapissée de faux livres conçus par Richard Prince et de trésors bibliophiliques rarement montrés, sa bibliothèque idéale ?



vendredi 25 février 2011

Stuart Sutcliffe ou le cinquième Beatles ////////////////////////



L’un des meilleurs amis John Lennon, qu'il rencontre à l'école d'Art de Liverpool, il rejoint les Beatles en janvier 1960, à la guitare basse. Stuart n'est pas réellement musicien et il ne se joint au groupe que parce qu'il a les moyens de s'acheter une basse (grâce à la vente de l'un de ses tableaux). En concert, il se produit dos au public pour que personne ne s'aperçoive qu'il ne sait pas jouer. Il arrive aussi que son instrument ne soit carrément pas branché à un ampli, comme le raconte Sam Leach, organisateur de concerts à Liverpool au début des années 1960, dans son livre « Les Beatles avant la gloire » . Sutcliffe participe notamment à la tournée pendant laquelle les Beatles accompagnent Johnny Gentle.


Sur les premières photos du groupe à Hambourg (photos prises par Astrid Kirchherr), on est frappé par sa beauté, et son côté James Dean. En août 1960, alors que les Beatles sont engagés à Hambourg par Bruno Koschmider, Stuart rencontre Astrid et en tombe follement amoureux (dans l'une des lettres qu'il adresse à sa mère, il dit en parlant d'Astrid “ Dieu que je l'aime ”). C'est d'ailleurs elle qui serait à l'origine de la fameuse coupe de cheveux « au bol » des Beatles.


Il quitte le groupe au printemps 1961 pour se consacrer à ses études d'art, mais surtout pour rester auprès de la femme qu'il aime, Astrid Kirrscher, qui réside à Hambourg. C'est désormais Paul McCartney qui joue de la basse, Lennon et Harrison ne voulant pas quitter leurs guitares.


Le 10 avril 1962, à Hambourg où il habite, Stuart Sutcliffe meurt d'une hémorragie cérébrale, trois jours avant le retour des Beatles en Allemagne. Il n'avait que 21 ans. John Lennon est très marqué par cette disparition et y fera allusion dans plusieurs chansons notamment In My Life (sur l'album Rubber Soul en 1965).


Les toiles de Stuart Sutcliffe sont reconnues comme excellentes par de nombreux experts et se vendent très bien aujourd'hui encore. 












mardi 22 février 2011

Max Ernst - Une semaine de bonté //////////////////

Je suis à la recherche de ce livre de Max Ernst, Une semaine de bonté
les collages originaux.
Sous la direction de Werner Spies pour Gallimard
Ce Catalogues d'expositions as été édité pour l'éxposion Max Ernst qui ce déroula au Musée d'Orsay en 2009.
 
 
En 1933, en plein surréalisme, Max Ernst détourne un certain nombre d'illustrations anciennes. En 1936, Ernst propose un livre sans texte,«Une semaine de bonté», se déclinant selon les jours de la semaine. Il permet de comprendre comment le XXe siècle s'est nourri de son prédécesseur. L'intégralité des collages réalisés pour ce livre est présentée.

lundi 21 février 2011

The Founders of The Pre-Raphaelite ///////////////

Dante Gabriel Rossetti /////////////////////



Autoportrait de 1847
Dante Gabriel Rossetti (12 mai 1828 à Londres - 18 avril 1882 à Birchington-on-Sea, Kent) est un peintre, poète et écrivain britannique, frère de la poétesse Christina Rossetti.

La vie privée de l'artiste fut profondément liée à son œuvre, surtout dans ses relations avec ses modèles et muses Elizabeth Siddal et Jane Burden.

Fils d'un poète italien émigré à Londres, Gabriel Pasquale Giuseppe Rossetti, et de Frances Polidori, Dante Gabriel Rossetti est né à Londres, Gabriel Charles Dante Rossetti. Ses proches l'appelaient Gabriel, mais lui-même plaçait son prénom Dante (en hommage à Dante Alighieri) en premier dans ses publications. Il est le frère de Christina Rossetti, William Michael Rossetti, et Maria Francesca Rossetti.

Rossetti montre très tôt un grand intérêt pour la littérature et l'art médiéval italiens. Aspirant à devenir poète, comme la plupart des membres de sa famille, il devient finalement l'élève du peintre Ford Madox Brown avec qui il tisse des liens d'amitié étroits qu'il entretint toute sa vie.

Il rencontre William Holman Hunt qui vient de peindre La Veille de la Sainte-Agnès, illustrant un poème de John Keats. Rossetti est lui-même l'auteur d'un poème intitulé La Demoiselle élue, écrit dans le style de Keats. Aussi, pense-t-il que Hunt et lui partagent les mêmes valeurs artistiques et littéraires et qu'ils pourraient devenir amis. En effet, ils développent ensemble les principes de la Confrérie Préraphaélite qu'ils fondent, avec d'autres artistes, en 1848.

Parallèlement à son activité picturale, Rossetti traduit et publie des poèmes de Dante ainsi que d'autres auteurs italiens du Moyen Âge, toujours passionné par cette époque.

Son romantisme et son refus du monde qui l'entoure précipitent sa séparation d'avec le mouvement préraphaélite, bien qu'il en fût l'artiste le plus important. Puis, une succession d'événements vont le plonger dans une profonde dépression. En 1862, son épouse, Elizabeth Siddal, meurt d'une overdose de laudanum, après avoir donné naissance à un enfant mort-né. Dans le même temps, n'arrivant pas à faire publier ses propres poèmes, il les enterre dans la tombe de son épouse au cimetière de Highgate. Mais c'est aussi pendant cette période qu'il peint ses plus belles toiles, notamment Beata Beatrix, dans laquelle il idéalise, sous les traits de son épouse décédée, la Béatrice de Dante. Il s'essaie également à l'aquarelle, multipliant les portraits de femmes, notamment Fanny Cornforth, une prostituée dont il est tombé amoureux, mais aussi l'épouse de William Morris, avec qui il a une liaison.

En 1871, il décide de déterrer ses poèmes et les fait enfin publier. Ils font aussitôt scandale par leur érotisme et leur sensualité qui choquent le Royaume-Uni victorien.

Délaissant peu à peu l'idéal féminin, il emprunte aux légendes arthuriennes et à l'œuvre de Dante les sujets de ses dernières toiles.

Les dernières années de sa vie sont sombres : ses passions de la littérature et de la peinture l'ont quitté, il devient sénile et se retire à Birchington-on-Sea où il vit, totalement reclus, souffrant d'un délire de persécution. Il s'éteint, seul, en 1882.

Malgré la fulgurance de sa carrière, Rossetti a eu une influence considérable sur le développement du mouvement symboliste en Europe.

Introduction aux Préraphaëlites ////////////

1) Définition préraphaélite ou (Pre-Raphaelite Brotherhood).
Nom donné aux représentants (Burne-Jones, Rosetti et Millais) d'un courant de la peinture anglaise du XIXème siècle dit "préraphaélisme", inspirés par la manière et les oeuvres des primitifs italiens qui peignaient avant Raphaël.


2) Dante Gabriel Rossetti .
Né le 12 mai 1828 à Londres – décédé le18 avril 1882 à Birchington-on-Sea, Kent) est un peintre, poète et écrivain britannique, frère de la poétesse Christina Rossetti.
 

D.G. Rossetti et l’un des représentes de la confrérie Préraphaélite avec William Holman Hunt (1827-1910), John Everett Millais (1829-1896), dans le but de redonner vie à l’art par un retour à la nature. Admirateurs de Raphaël, ils rejettent cependant les conventions périmées auxquelles son enseignement a donné naissance, et cherchent leur inspiration auprès des maîtres italiens primitifs, attitude qui est à l’origine de leur nom. Pour ces artistes, essentiellement littéraires, les thèmes privilégiés sont, à côté des sujets historiques et bibliques, la poésie et la littérature contemporaines, ainsi que la critique de la société. En rébellion ouverte contre la Royal Academy en ce qu’elle est le centre de toute la vie artistique de l’époque, ils vont s’efforcer de la confondre en donnant le plus grand éclat à leur conception d’un art vivant.
La vie privée de l'artiste fut profondément liée à son œuvre, surtout dans ses relations avec ses modèles et muses Elizabeth Siddal et Jane Burden.


Beatrice, a Portrait of Jane Morris
Dante Gabriel Rossetti (1828-1882)

 

lundi 27 décembre 2010

André Breton ////////////////// Entretien 1 et 2/9

Max Ernst /////// peinture



















• Si vous voulez des informations en anglais et en savoir plus sur Max Ernst,
je vous conseil le site de la galerie artsy

• If you want information in English and learn more about Max Ernst,
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