jeudi 22 septembre 2011

Yayoi Kusama - Centre Pompidou

10 OCTOBRE 2011 - 9 JANVIER 2012
GALERIE SUD, NIVEAU 1




Le Centre Pompidou présente la première rétrospective française consacrée à l’artiste japonaise Yayoi Kusama (née en 1929) : à travers un parcours chronologique composé
de 150 oeuvres réalisées entre 1949 et 2011, cette exposition rend hommage à une artiste
inclassable qui a exercé une influence considérable sur la scène contemporaine (d’Andy Warhol
à Mike Kelley et beaucoup d’autres) et captive encore l’intérêt de la jeune génération.
Après une première étape au Musée National Reina Sofia de Madrid, cette rétrospective
sera présentée à la Tate Modern à Londres et au Whitney Museum of American Art à New York.
Chaque ville constitue un rendez-vous privilégié et spécifique puisque les présentations
diffèrent d’un lieu à l’autre. Le Centre Pompidou met l’accent sur l’oeuvre sculpté
et les expériences de Kusama avec la couleur en présentant des monochromes colorés.
L’exposition suit les grands moments de la vie de l’artiste et illustre le caractère protéiforme
(peintures, sculptures, environnements, performances) d’une oeuvre qu’elle qualifie elle-même
d’« obsessionnelle ». Celle-ci est fortement arrimée à un souvenir d’enfance, une hallucination
à partir de laquelle elle élaborera le motif récurrent du pois / point (dot).
« Ma vie est un pois perdu parmi des milliers d’autres pois » écrit Kusama.
Après un préliminaire introduisant ses premiers travaux de petit format, notamment
des aquarelles qui témoignent d’une certaine influence surréaliste et n’ont jamais été montrées
en Europe, on distingue deux périodes : l’exil à New York et le retour au Japon après 1973.

En collaboration avec la Tate Modern


mardi 17 mai 2011

F.C. Gundlach, photos pour Courrèges






F.C. Gundlach, l'œuvre photographique ///////////

F.C. Gundlach







Derrière son objectif, F.C. Gundlach en a vu défiler, des femmes. Photographe de mode, il a été aux premières loges pour assister à leurs métamorphoses vestimentaires, qui sont autant de bouleversements dans les mentalités de l’Allemagne d’après-guerre. Le Martin-Gropius Bau le met à l’honneur jusqu’au 14 mars avec une rétrospective de son œuvre. Si F.C. Gundlach, qui aura 84 ans cette année reste peu connu en France, son travail a néanmoins marqué la presse féminine allemande : à son actif, on ne recense pas moins de 180 couvertures du célèbre magazine Brigitte. 










jeudi 28 avril 2011

Prologue de Une saison en enfer ///////////////

"Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s'ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient.
Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. - Et je l'ai trouvée amère. - Et je l'ai injuriée.
Je me suis armé contre la justice.
Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c'est à vous que mon trésor a été confié !
Je parvins à faire s'évanouir dans mon esprit toute l'espérance humaine. Sur toute joie pour l'étrangler j'ai fait le bond sourd de la bête féroce.
J'ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J'ai appelé les fléaux, pour m'étouffer avec le sable, avec le sang. Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie.
Et le printemps m'a apporté l'affreux rire de l'idiot.
Or, tout dernièrement, m'étant trouvé sur le point de faire le dernier couac ! j'ai songé à rechercher le clef du festin ancien, où je reprendrais peut-être appétit.
La charité est cette clef. - Cette inspiration prouve que j'ai rêvé !
"Tu resteras hyène, etc...," se récrie le démon qui me couronna de si aimables pavots. "Gagne la mort avec tous tes appétits, et ton égoïsme et tous les péchés capitaux."
Ah ! j'en ai trop pris : - Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée ! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l'écrivain l'absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache des quelques hideux feuillets de mon carnet de damné.

Arthur Rimbaud

lundi 11 avril 2011

HAMBURG DAY /////////////////////////

HAMBURG DAY est un ensemble de deux livres présentant les Beatles vue à travers les photographies d'Astrid Kirchherr et l'art de Klaus Voorman.





mercredi 30 mars 2011

L'atelier d'André Breton /////////////////////

Breton’s studio, May 1960. Photo Sabine Weiss.

Objet trouvés, objets interpretés, objets mathématiques, objets naturels, objets ready-made, objets mobiles…

Richard Prince /////////////////

Richard Prince. American Prayer

du 29 mars 2011 au 26 juin 2011 François-Mitterrand / Grande Galerie 

Après Jan Fabre au Louvre et Jeff Koons à Versailles, la Bibliothèque nationale de France joue à son tour la carte contemporaine en accueillant dans ses murs Richard Prince. Artiste américain de réputation internationale, particulièrement célèbre pour ses photographies de cow-boys des campagnes publicitaires Marlboro ou pour sa série de toiles de « nurses », il est l’artiste qui raconte le mieux l’Amérique fin de siècle.
La Bibliothèque nationale de France accueille sa première exposition monographique à Paris et pour cet événement l’invite à s’approprier les collections historiques de la Bibliothèque, en champion de l’ « appropriation art » qu’il est.
L’exposition Richard Prince. American Prayer (en référence à la poésie de Jim Morrison) montrera un aspect inédit de l’artiste : un fervent bibliophile et collectionneur de la culture pop et des contre-cultures américaines des années 1950 à 1980, qui sont autant d’inspiration pour son oeuvre de photographe et de peintre. Sur fond de musique de Jimi Hendrix, de Jim Morrison, de Bob Dylan et du Velvet Underground, et avec la complicité du scénographe David Adjaye, Richard Prince nous fait voyager dans une Amérique qui se joue de ses mythes dans une succession de mises en scène beat, hippie et punk.
En dialogue avec une sélection de livres rares, de manuscrits de Rimbaud, Céline, Cocteau et Genet, de magazines underground européens, de livres populaires puisés dans les collections de la BnF, sur lesquels Richard Prince projette d’intervenir, l’artiste dévoile pour la première fois quelques-uns des trésors de sa bibliothèque personnelle : des documents des principales figures de la « beat generation », comme un exemplaire annoté par William Burroughs du Festin Nu ou le rouleau manuscrit de Big sur de Jack Kerouac, sa collection de « pulp fiction » autour du personnage érotique et troublant de l’infirmière, ou sa collection des éditions de Lolita de Nabokov en une vingtaine de langues. Tableaux, dessins, photographies, livres d’artistes, manuscrits et objets illustrent son univers personnel entre culture savante et culture populaire, entre Amérique et Europe, selon une démarche artistique originale. L’exposition se conclut par une salle de lecture tapissée de faux livres conçus par Richard Prince et de trésors bibliophiliques rarement montrés, sa bibliothèque idéale ?



Charlotte Perriand /////////////////

Charlotte Perriand (1903-1999).

La clé d'entrée de cette exposition du Petit Palais, est la photographie, média qui fait partie intégrante de la vie et de la démarche de Charlotte Perriand (1903-1999). Et Jacques Barsac, son gendre et spécialiste le résume en une phrase : 'elle utilise la photographie en substitution du dessin : c'est son laboratoire secret'. Plus de 300 clichés composeront le parcours de cette exposition, ainsi que 70 pièces de mobilier.

Cassina, éditeur exclusif de Charlotte Perriand depuis 2004, qui collaborait avec le designer depuis 1978, parraine à raison cette exposition. La collection Cassina I Maesti poursuit sa volonté d'éditer les grands designers modernistes comme Le Corbusier.

La marque italienne met à disposition les meubles de Charlotte dans le musée où sont
visibles les collections permanentes : les arts décoratifs seront infiltrés par des pièces modernes, une réelle volonté du Directeur du Petit Palais Gilles Chazal, qui depuis son arrivée introduit également la photographie dans les expositions du musée.

Trois ans de travail auront été nécessaires à Pernette (fille de Charlotte) et Jacques Barsac avec le Petit Palais pour monter cette exposition. La lumière sera faite sur le travail des années 30 mais le visiteur aura la chance de voir la première et la dernière table dessinées par le designer pour elle-même (1927-1996).




CHARLOTTE PERRIAND
de la photographie au Design
Exposition du 7 avril au 18 septembre 2011 

Petit Palais – Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Avenue Winston Churchill 75008 Paris


"FINALEMENT
LA TRADITION C'EST D'ÊTRE DE SON TEMPS"
Charlotte Perriand